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Lexar et Leica : préserver les images d’un monde qui a réellement existé

À l’heure où une image peut être générée en quelques secondes, photographier ce qui existe réellement prend-il une nouvelle valeur ? C’est en filigrane la question posée par Threads of Time: A Journey Through Silk and Lens, une exposition présentée par Lexar et Leica à la Leica Gallery Amsterdam à partir du 11 septembre 2026.

Le projet nous emmène à la découverte du kesi de Suzhou, l’une des formes les plus complexes du tissage traditionnel chinois de la soie. Réalisé entièrement à la main, fil après fil, cet artisanat exige patience, précision et maîtrise de la matière. Mais plutôt que de simplement montrer les œuvres achevées, l’exposition s’intéresse à ce qui précède : les gestes, les outils, les textures et le temps nécessaire à leur création.

Pour raconter ce savoir-faire, le photographe Jing Huang, récompensé par Leica, a suivi Hao Naiqiang, dit Jingwei, jeune artiste dépositaire de cette tradition. Influencé notamment par la peinture chinoise à l’encre, Huang privilégie une photographie faite de retenue, d’équilibre et d’espaces négatifs. Son objectif n’est pas seulement de documenter le kesi, mais de restituer visuellement la relation entre l’artisan, la matière et le temps.

C’est également ce qui donne au projet une résonance particulière en 2026. Une image générée peut reproduire une esthétique, imaginer un atelier ou recréer l'apparence d'un geste. Elle ne constitue pas pour autant la trace d’un instant auquel le photographe a réellement assisté. Threads of Time interroge ainsi indirectement la notion d’authenticité à une époque où la frontière entre image capturée et image créée devient de moins en moins évidente.

Et c’est ici que la présence de Lexar prend son sens. Avant de devenir un tirage, une publication ou une archive, une photographie numérique est d’abord un fichier original qu’il faut conserver. La marque replace ainsi le stockage dans l’ensemble de la chaîne photographique : capturer, transférer, protéger et préserver.

Ouverte dès aujourd'hui à la Leica Gallery Amsterdam, l’exposition rapproche finalement deux formes de mémoire. Celle d’un savoir-faire transmis par les mains et celle d’un instant transmis par l’image. Avec une même question en arrière-plan : dans un monde capable de créer toujours plus de contenus, la valeur pourrait-elle aussi résider dans notre capacité à préserver ce qui ne pourra jamais être reproduit ?

 

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