Votre prochain équipement n'a pas besoin d'être plus puissant : il doit durer plus longtemps !

Chaque année, c'est la même chanson. Un processeur plus rapide, quelques mégapixels supplémentaires, une intelligence artificielle encore plus intelligente… Et toujours cette petite musique marketing qui nous explique pourquoi notre appareil actuel serait déjà dépassé. Sauf qu'il fonctionne encore très bien. Et si la prochaine révolution technologique consistait simplement à arrêter de remplacer des produits qui pourraient durer ?

Pendant des années, l'industrie a fait de la performance son principal argument de vente. Mais aujourd'hui, pour beaucoup d'usages, la puissance n'est plus vraiment le problème. Ce qui compte, c'est de savoir combien de temps un appareil restera utilisable. Une batterie fatiguée, un écran cassé, des mises à jour abandonnées ou une pièce détachée introuvable peuvent transformer un équipement parfaitement fonctionnel en déchet électronique : difficile d'appeler ça du progrès !

L'Europe commence d'ailleurs à changer les règles. Depuis juin 2025, de nouvelles exigences encadrent la durabilité des smartphones et tablettes. Le droit européen à la réparation a franchi une nouvelle étape cette année avec davantage d'obligations pour les fabricants concernés. L'objectif ? Faire de la réparabilité, des pièces détachées accessibles et de la durée de vie de véritables critères d'achat. Nonobstant rendre un appareil réparable ne suffit pas si sa réparation coûte presque aussi cher que son remplacement. Tout comme promettre 7 ans de mises à jour ne sert pas à grand-chose si le matériel ne tient pas la distance…

Alors oui, le reconditionnement progresse, les batteries remplaçables reviennent dans le débat et la durabilité commence à concurrencer la course aux performances. Mais le véritable changement sera surtout culturel. Peut-être faudrait-il cesser de demander combien un nouveau smartphone est plus rapide que l'ancien, pour commencer à demander combien d'années supplémentaires il nous accompagnera. Car la meilleure innovation ne sera pas forcément celle qui nous donnera envie d'acheter un nouvel appareil, mais plutôt qui celle qui nous fournira une bonne raison de garder l'ancien !

Teufel CINEBAR PRO 2 : le cinéma à domicile prend une nouvelle dimension

Entendre la pluie tomber autour de soi, suivre un hélicoptère qui traverse le ciel ou profiter de dialogues parfaitement intelligibles au milieu d'une scène d'action… Le son joue un rôle essentiel dans l'immersion, et avec sa nouvelle CINEBAR PRO 2, Teufel entend bien nous le rappeler.

La marque berlinoise dévoile une barre de son Dolby Atmos et DTS conçue pour retrouver les sensations du cinéma à domicile, sans multiplier les enceintes dans le salon. Au programme, une architecture active 5.1.2 reposant sur dix haut-parleurs intégrés, dont deux orientés vers le plafond pour créer des effets de hauteur par réflexion acoustique. Associés à la technologie Dynamore de Teufel, ils permettent d'élargir la scène sonore et de donner davantage de relief aux films, séries et jeux vidéo. Trois ensembles coaxiaux assurent notamment une restitution précise des voix et des effets, tandis que le nouveau caisson de basses sans fil T 10 Mk2 apporte la profondeur nécessaire aux scènes les plus spectaculaires.

Mais la CINEBAR PRO 2 ne se limite pas aux séances de cinéma. Avec ses deux entrées HDMI 2.1, sa connexion eARC et sa compatibilité AirPlay 2, Google Cast, Spotify Connect ou TIDAL Connect, elle accueille aussi bien les consoles de jeux que les contenus musicaux en streaming. Le tout avec une connexion Wi-Fi et une application Teufel Home pour piloter les différents réglages. Autre particularité intéressante : le système peut évoluer. L'ajout d'enceintes arrière sans fil EFFEKT 2 permet de passer à une configuration 7.1.2 pour renforcer encore l'immersion.

Disponible en noir ou blanc, la CINEBAR PRO 2 est proposée à partir de 1 299,99 € avec le caisson T 10 Mk2, ou 1 199,99 € en version Select avec le caisson T 8. Les configurations surround complètes sont également disponibles. Avec cette nouvelle génération, Teufel poursuit une idée simple : rendre le son home cinéma immersif plus facile à intégrer au quotidien, sans renoncer à la richesse d'une véritable installation multicanale. Parce qu'une belle image attire le regard, mais qu'un son immersif peut véritablement nous faire plonger dans l'histoire.

Paramount/Warner : Hollywood change de dimension, mais qu'allons-nous y gagner ?

Batman, Harry Potter, Mission: Impossible, Game of Thrones, Top Gun, Friends… Imaginez toutes ces franchises réunies sous une même bannière. Depuis le 6 octobre 2026, ce n'est plus une hypothèse : Paramount Skydance a officiellement bouclé le rachat de Warner Bros. Discovery pour une opération évaluée à environ 110 milliards de dollars : un séisme à Hollywood.

Après des mois de négociations et un duel homérique avec Netflix, Paramount a finalement remporté la mise. Le nouveau groupe, baptisé Skydance, réunit désormais Paramount Pictures, Warner Bros., HBO, DC Studios, CBS, CNN, et une impressionnante collection de chaînes et de catalogues. Mais derrière les milliards, c'est surtout la bataille du divertissement qui change de dimension. Avec Paramount+ et HBO Max dans le même groupe, Skydance dispose d'un arsenal considérable face à Netflix, Disney+ ou Prime Video. Et ses ambitions dépassent largement le streaming : plus de 30 films de cinéma par an sont annoncés, auxquels s'ajoute une production télévisuelle massive de plus de 180 programmes. De quoi promettre des années de blockbusters, de séries et de grandes franchises.

Faut-il pour autant applaudir sans réserve ? Pas si vite. Concentrer autant de contenus entre les mains d'un même acteur pose forcément des questions. Quel avenir pour les plateformes (HBO Max, Paramount+) ? Les abonnements vont-ils fusionner et/ou augmenter ? La diversité des créations sera-t-elle préservée ? Et que deviendront les productions moins rentables, ou plus intimes voire indépendantes, face aux franchises à plusieurs milliards ? Car un catalogue gigantesque ne garantit pas automatiquement de meilleurs productions...

Une chose semble néanmoins certaine : la guerre des contenus est loin d'être terminée. Et à mesure que les studios multiplient les productions ambitieuses, l'expérience de visionnage devient elle aussi un enjeu majeur. Films spectaculaires, séries événementielles, univers fantastiques… Autant de contenus qui prennent une autre dimension lorsqu'on les découvre sur une image de plusieurs mètres, diffusée grâce aux vidéoprojecteurs performants de dernière génération, le tout confortablement installé chez soi. Hollywood voit toujours plus grand. Et si nos salons faisaient désormais de même ?

Votre réseau domestique est-il bien pensé et conçu ?

Le Wi-Fi est devenu aussi indispensable que l’électricité, mais nous continuons à le traiter comme un simple accessoire. Télétravail, streaming 4K/8K, cloud gaming, sécurité, domotique : une panne réseau peut désormais paralyser une partie importante d’un foyer, alors que la course au débit est devenue un formidable argument commercial. 1, 2, 5, 8 Gbit/s… Sur le papier, nos connexions Internet n’ont jamais été aussi rapides. Dans la maison ? C’est parfois une autre histoire. Parce qu’on peut avoir une fibre ultrarapide et continuer à pester devant une vidéo qui charge mal dans la chambre.

 

La raison est simple : avoir une « excellente connexion Internet » et un « excellent réseau domestique », ce n’est pas la même chose ! Et pourtant, nous continuons souvent à poser la box là où arrive la fibre, en lui demandant ensuite de traverser des murs, monter des étages et alimenter téléviseurs, ordinateurs, smartphones, consoles, caméras et objets connectés… Et quand ça fonctionne mal ? On se contente d’un définitif : « mon Wi-Fi est nul ! ». Peut-être, mais pas forcément !

Le problème, c’est surtout que nous avons transformé nos logements en petites infrastructures numériques sans vraiment penser l’infrastructure qui va avec. Le Wi-Fi 7 peut améliorer les débits, la latence et la gestion de nombreux appareils. Un réseau Wi-Fi Mesh peut apporter une couverture plus homogène. Ethernet reste imbattable lorsqu’on peut tirer un câble, tandis que le CPL peut encore rendre service dans certaines configurations. Mais acheter le dernier routeur à la mode ne résout pas magiquement le problème non plus.

 

Il faut surtout commencer à considérer le réseau comme on considère l’électricité : quelque chose qui doit être disponible là où on en a besoin. Aujourd’hui, une panne ou une mauvaise couverture ne signifie plus seulement « Internet rame ». Elle peut perturber une journée de télétravail, couper une caméra de sécurité, dégrader le streaming, interrompre une partie en ligne ou rendre soudainement beaucoup moins « intelligente » toute une maison connectée ! Nous avons énormément investi dans les appareils. Beaucoup moins dans ce qui les relie. Alors avant de chercher une fibre encore plus rapide, une question mérite peut-être d’être posée : votre connexion Internet est-elle vraiment trop lente ou votre réseau domestique est-il simplement mal conçu ?

 

Teufel change de registre avec le STUDIO 5X

On connaissait Teufel pour ses enceintes Hi-Fi, ses systèmes home cinéma ou ses produits nomades. Cette fois, la marque berlinoise passe de l’autre côté de la console avec le STUDIO 5X, sa toute première enceinte de monitoring destinée aux producteurs, musiciens et ingénieurs du son.

Dans un studio, la règle du jeu change : une enceinte n’est plus là pour rendre la musique plus spectaculaire ou flatteuse. Elle doit au contraire essayer de se faire oublier, pour révéler le mix tel qu’il est, avec ses qualités et ses défauts. C’est précisément le terrain choisi par Teufel. Le STUDIO 5X adopte une véritable architecture active à trois voies, avec un woofer de 13 cm et un ensemble médium-aigu coaxial. L’intérêt ? Mieux séparer les différentes plages de fréquences et offrir une image stéréo suffisamment précise pour placer une voix, un instrument ou un effet dans le mix. La réponse descend jusqu’à 37 Hz (-10 dB), malgré un format relativement compact.

Pour développer sa première enceinte de monitoring, Teufel s’est aussi appuyé sur son laboratoire acoustique berlinois et sur des outils de mesure permettant d’analyser très précisément son comportement. Le traitement numérique du signal (DSP) a également été travaillé pour restituer avec précision les variations les plus rapides du son, essentielles pour juger correctement un mixage.

Mais le STUDIO 5X ne cherche pas seulement la précision sur le papier. Son architecture coaxiale permet de l’utiliser verticalement ou horizontalement, des réglages corrigent son comportement selon son emplacement dans la pièce et des fixations M6 facilitent son intégration dans des configurations multicanales ou Dolby Atmos. Une version STUDIO 5X BT ajoute même le Bluetooth 5.0, AAC et aptX HD pour envoyer rapidement une piste de référence depuis un smartphone ou un ordinateur, sans bouleverser tout le routage du studio.

Avec le STUDIO 5X, Teufel ne lance donc pas simplement une enceinte supplémentaire. La marque entre sur un marché où la meilleure qualité d’un produit est parfois de ne surtout pas chercher à embellir ce qu’on lui donne à jouer.

Le mot de passe vit peut-être ses dernières années

Pendant des décennies, il a été le gardien de notre vie numérique. Huit caractères, puis douze. Une majuscule, un chiffre, un symbole, et surtout pas la date de naissance, 1234 ou le nom du chat ! Mais à force de vouloir rendre les mots de passe plus sûrs, nous avons réussi à les rendre presque impossible à mémoriser sans devoir les noter quelque part. D’autant que les besoins de mots de passe n’ont cessé de se multiplier au fil des années. Pourtant ils sont l’un des piliers de notre sécurité numérique. Et malgré les gestionnaires de mots de passe et l’authentification à deux facteurs, ils restent aussi l’un de ses points faibles. Parce qu’on les oublie, on les réutilise, on peut nous les voler. Reste que nous commençons peut-être à entrevoir la suite…

Les passkeys permettent déjà de se connecter à un service sans saisir de mot de passe. L’accès peut simplement être validé sur son smartphone ou son ordinateur, avec une empreinte digitale, la reconnaissance faciale, un logiciel d’authentification ou le code de l’appareil. Derrière cette simplicité se cache un système cryptographique conçu notamment pour rendre le phishing beaucoup plus difficile.

Et demain, cette authentification pourrait devenir encore plus discrète. Nos appareils de confiance, la biométrie et même certains éléments de notre comportement pourraient progressivement permettre aux services de vérifier que nous sommes bien nous ! La cybersécurité ne reposerait alors plus sur un secret que l’on doit retenir, mais sur plusieurs signaux capables de confirmer notre identité.

Nonobstant, faire disparaître le mot de passe ne résoudra pas tous les problèmes. Si notre smartphone devient notre trousseau de clés numérique, que se passe-t-il lorsqu’on le perd ou qu’on en change ? Comment récupérer facilement ses comptes ? Et jusqu’où sommes-nous prêts à laisser la biométrie ou nos habitudes participer à la vérification de notre identité ? Le mot de passe ne va probablement pas disparaître demain matin. Internet est rempli de vieux systèmes, et nos habitudes sont parfois encore plus difficiles à remplacer. Pourtant le mouvement est lancé, et après avoir passé des années à nous apprendre à créer de meilleurs mots de passe, le prochain défi de la sécurité numérique sera peut-être de nous apprendre à ne plus en avoir besoin.

Au final si le véritable progrès en cybersécurité consistait à ne plus avoir de mot de passe à protéger, qui le regretterait vraiment ?

Rentrée 2026 : Lexar décline le stockage entre études, création et gaming

Cours sur ordinateur, projets vidéo sur smartphone, photos, travaux de groupe et quelques jeux pour décompresser… À la rentrée, nos fichiers ne vivent plus sur un seul appareil. Lexar mise donc sur trois formats de stockage très différents pour répondre à autant d’usages : travailler, créer et se divertir.

Pour les fichiers du quotidien, la JumpDrive Dual Drive D40E conserve la simplicité de la clé USB tout en l’adaptant aux équipements actuels. Son double connecteur USB Type-C et Type-A permet de passer plus facilement d’un ordinateur récent à une machine équipée d’un port USB classique. Cours, présentations ou documents peuvent ainsi rester accessibles sur un support suffisamment compact pour accompagner les déplacements. La D40E est proposée à partir de 16,99 €.

Photo et vidéo réclament davantage de capacité et de performances. La Lexar Professional SILVER PLUS microSDXC UHS-I atteint jusqu’à 205 Mo/s en lecture et 150 Mo/s en écriture, avec des capacités de 64 Go à 2 To. Classée V30 et A2, elle permet notamment l’enregistrement vidéo jusqu’en 4K à 60 images/s et peut trouver sa place dans un appareil photo, une caméra d’action, un drone ou tout autre appareil compatible. Pensée pour une utilisation nomade, elle est certifiée IPX7 et résiste notamment aux chocs, chutes, températures extrêmes, vibrations, rayons X et champs magnétiques. Elle est disponible à partir de 26,99 €.

 

 

Et parce que la rentrée ne se limite pas au travail, le Lexar PLAY 2280 PCIe 4.0 SSD vise les joueurs sur PC et PlayStation 5. Ce SSD M.2 atteint jusqu’à 7 400 Mo/s en lecture et 6 500 Mo/s en écriture, avec des capacités pouvant aller jusqu’à 8 To. Sur PS5, les jeux peuvent être lancés directement depuis le SSD, tandis qu’un dissipateur thermique contribue à maintenir ses performances pendant les longues sessions. Le SSD Lexar Play 2280 est disponible à la Fnac au prix de 199.99 € (en prix Fnac actuellement).

Derrière ces trois produits se dessine surtout une évolution de nos usages : le stockage n’est plus seulement une question de capacité. Connectique, mobilité, vitesse et type d’appareil déterminent désormais autant le choix du support que le nombre de gigaoctets disponibles.

 

JAPANNEXT démocratise l’écran 32 pouces 6K à moins de 900 €

La très haute définition sur un grand moniteur reste souvent synonyme de tarifs élevés. Avec son nouveau JN-IPS326K-HSPC9, JAPANNEXT tente de rendre la 6K plus accessible en proposant un écran IPS de 32 pouces destiné notamment aux photographes, vidéastes, graphistes et autres créateurs, au prix de 899 €.

Sa dalle affiche une définition de 6016 x 3384 pixels à 60 Hz, soit plus de 20 millions de pixels. Sur une diagonale de 32 pouces (80 cm), cet espace d’affichage permet aussi bien de travailler précisément sur une photo ou une vidéo en haute définition que de multiplier les fenêtres tout en conservant une bonne lisibilité des interfaces. La colorimétrie constitue logiquement un autre point important. Calibré en usine, le moniteur couvre 100 % du sRGB et 98 % des espaces DCI-P3 et Adobe, avec 1,07 milliard de couleurs. Sa dalle IPS atteint 500 cd/m², un contraste de 1500:1 et bénéficie d’un traitement antireflet A.R.T., ainsi que de la compatibilité HDR.

Avec sa définition identique à celle de l’Apple Pro Display XDR, le JN-IPS326K-HSPC9 présente aussi un intérêt particulier pour les utilisateurs de Mac mini, Mac Studio ou MacBook Pro, macOS prenant en charge la 6K et la mise à l’échelle HiDPI.

JAPANNEXT a également pensé son moniteur comme le centre d’un poste de travail. L’USB-C avec Power Delivery jusqu’à 90 W permet de transmettre l’image et les données tout en alimentant un ordinateur portable avec un seul câble. Deux HDMI 2.1 et un DisplayPort 1.4 complètent la connectique. La fonction KVM permet de partager clavier et souris entre deux ordinateurs, tandis que les modes PIP et PBP affichent simultanément deux sources. Le pied offre enfin réglage en hauteur, inclinaison, rotation et pivot à 90°, avec une fixation VESA pour ceux qui préfèrent utiliser un bras.

 

À 899 €, JAPANNEXT positionne ainsi son 32 pouces 6K comme une alternative particulièrement intéressante pour ceux qui recherchent définition, espace de travail et connectivité sans basculer vers les écrans professionnels les plus coûteux du marché.

Lexar et Leica : préserver les images d’un monde qui a réellement existé

À l’heure où une image peut être générée en quelques secondes, photographier ce qui existe réellement prend-il une nouvelle valeur ? C’est en filigrane la question posée par Threads of Time: A Journey Through Silk and Lens, une exposition présentée par Lexar et Leica à la Leica Gallery Amsterdam à partir du 11 septembre 2026.

Le projet nous emmène à la découverte du kesi de Suzhou, l’une des formes les plus complexes du tissage traditionnel chinois de la soie. Réalisé entièrement à la main, fil après fil, cet artisanat exige patience, précision et maîtrise de la matière. Mais plutôt que de simplement montrer les œuvres achevées, l’exposition s’intéresse à ce qui précède : les gestes, les outils, les textures et le temps nécessaire à leur création.

Pour raconter ce savoir-faire, le photographe Jing Huang, récompensé par Leica, a suivi Hao Naiqiang, dit Jingwei, jeune artiste dépositaire de cette tradition. Influencé notamment par la peinture chinoise à l’encre, Huang privilégie une photographie faite de retenue, d’équilibre et d’espaces négatifs. Son objectif n’est pas seulement de documenter le kesi, mais de restituer visuellement la relation entre l’artisan, la matière et le temps.

C’est également ce qui donne au projet une résonance particulière en 2026. Une image générée peut reproduire une esthétique, imaginer un atelier ou recréer l'apparence d'un geste. Elle ne constitue pas pour autant la trace d’un instant auquel le photographe a réellement assisté. Threads of Time interroge ainsi indirectement la notion d’authenticité à une époque où la frontière entre image capturée et image créée devient de moins en moins évidente.

Et c’est ici que la présence de Lexar prend son sens. Avant de devenir un tirage, une publication ou une archive, une photographie numérique est d’abord un fichier original qu’il faut conserver. La marque replace ainsi le stockage dans l’ensemble de la chaîne photographique : capturer, transférer, protéger et préserver.

Ouverte dès aujourd'hui à la Leica Gallery Amsterdam, l’exposition rapproche finalement deux formes de mémoire. Celle d’un savoir-faire transmis par les mains et celle d’un instant transmis par l’image. Avec une même question en arrière-plan : dans un monde capable de créer toujours plus de contenus, la valeur pourrait-elle aussi résider dans notre capacité à préserver ce qui ne pourra jamais être reproduit ?

 

iPhone Duo : Apple présente son premier smartphone pliable, voici toutes les infos importantes

Apple rejoint officiellement le marché des smartphones pliables avec l’iPhone Duo. Présenté à l’occasion de la keynote consacrée à la nouvelle génération d’iPhone, ce modèle inaugure surtout un nouveau format au sein de la gamme. L’idée est de réunir dans un même appareil un iPhone relativement compact lorsqu’il est fermé et un écran nettement plus vaste une fois déplié, avec une interface spécifiquement adaptée à cette nouvelle surface d’affichage.

Deux écrans pour deux formats d’utilisation
Contrairement aux smartphones pliables particulièrement hauts une fois refermés, Apple a retenu pour l’iPhone Duo des proportions que le constructeur rapproche de celles d’un passeport. Le smartphone mesure ainsi 84,1 x 117,8 mm lorsqu’il est fermé, puis 164,6 x 117,8 mm une fois complètement ouvert. L’écran Super Retina XDR extérieur affiche une diagonale de 5,4 pouces. Il permet d’utiliser l’iPhone Duo comme un smartphone traditionnel pour consulter ses messages, lancer une application ou prendre rapidement une photo sans avoir à ouvrir l’appareil.

Une fois déplié, l’iPhone Duo donne accès à une dalle Super Retina XDR de 7,6 pouces. Apple indique que cette dernière propose une surface d’affichage 50 % plus importante que celle de l’iPhone 18 Pro Max et 80 % supérieure à celle de l’iPhone 18 Pro. Les écrans intérieur et extérieur conservent par ailleurs les mêmes proportions afin de faciliter le passage de l’un à l’autre lorsqu’une application est déjà ouverte.

Les deux dalles bénéficient de la technologie ProMotion avec un taux de rafraîchissement pouvant atteindre 120 Hz, de l’affichage permanent ainsi que d’une luminosité maximale annoncée à 3 000 nits en extérieur.

5,2 mm d’épaisseur une fois ouvert
Le format pliable impose évidemment une conception différente de celle des autres iPhone. L’iPhone Duo mesure 11,3 mm d’épaisseur lorsqu’il est fermé, mais seulement 5,2 mm pour chacune de ses parties une fois ouvert. Son poids atteint 254 grammes. Apple utilise un cadre en titane de grade 5 et a développé une charnière regroupant plus d’une centaine de composants. Un système d’aimants maintient les deux parties ensemble lorsque le smartphone est fermé, tandis que le cache de la charnière est réalisé grâce à un procédé d’impression 3D.

Le dos de l’appareil est protégé par du Ceramic Shield et la face externe par du Ceramic Shield 2. L’ensemble bénéficie également d’une certification IP68 contre l’eau et la poussière.
L’écran pliable fait appel à une structure composée de plusieurs couches, avec notamment du verre haute résistance, une plaque de titane et différents adhésifs permettant aux éléments de se déplacer légèrement pendant l’ouverture et la fermeture. Apple utilise également une nanotexture mate en polymère afin de limiter les reflets et de rendre la zone de pliure moins visible.

Touch ID remplace Face ID
L’arrivée du format pliable entraîne également quelques changements du côté de l’identification biométrique. L’iPhone Duo ne dispose pas de Face ID. Apple a préféré intégrer Touch ID directement dans le bouton latéral afin que le capteur puisse être utilisé de la même manière lorsque l’appareil est ouvert ou fermé.

Il est possible d’enregistrer plusieurs doigts et Apple conserve également la possibilité de déverrouiller l’iPhone grâce à une Apple Watch. La caméra FaceTime de l’écran intérieur est pour sa part placée sous la dalle, ce qui permet de conserver une surface d’affichage sans découpe visible à cet emplacement.

La puce A20 Pro aux commandes
L’iPhone Duo reprend la puce A20 Pro également présente au sein des iPhone 18 Pro. Gravée en 2 nm, cette dernière comprend un CPU à six cœurs, un GPU à sept cœurs et deux moteurs neuronaux représentant un total de 32 cœurs dédiés aux traitements liés à l’intelligence artificielle.

Apple annonce jusqu’à 20 % de performances CPU supplémentaires par rapport à l’A19 Pro, jusqu’à 40 % de mieux pour les performances graphiques et une bande passante mémoire augmentée de 50 %. Sur l’iPhone Duo, le constructeur évoque également jusqu’à 35 % de performances soutenues supplémentaires par rapport à l’iPhone 17 Pro.

Un moteur d’affichage spécifique permet à l’A20 Pro de gérer simultanément les deux écrans, tandis qu’une chambre à vapeur est chargée de dissiper la chaleur.

Pour les connexions mobiles, Apple utilise son modem C2. L’iPhone Duo abandonne totalement la carte SIM physique et fonctionne exclusivement avec l’eSIM dans tous les pays. Deux lignes peuvent être actives en même temps et au moins huit profils peuvent être conservés dans l’appareil.

La puce N1 apporte de son côté la prise en charge du Wi-Fi 7, du Bluetooth 6 et de Thread. L’USB-C est compatible USB 3 jusqu’à 10 Gbit/s et permet également d’utiliser le protocole DisplayPort pour connecter le smartphone à un écran externe.

Deux batteries réparties dans les deux parties
Apple a installé une batterie dans chacune des deux moitiés de l’iPhone Duo. L’autonomie varie logiquement en fonction de l’écran utilisé. Le constructeur annonce jusqu’à 24 heures d’utilisation lorsque l’usage est réparti entre les deux écrans. La lecture vidéo peut atteindre 31 heures sur la dalle intérieure et 44 heures sur l’écran extérieur. En streaming, Apple communique respectivement sur 26 et 37 heures.

La recharge filaire permet de récupérer jusqu’à 50 % de batterie en une vingtaine de minutes avec un adaptateur suffisamment puissant. MagSafe et Qi2 sont également présents avec une puissance pouvant atteindre 25 W. Apple annonce dans ce cas environ 50 % de charge en 30 minutes avec un chargeur MagSafe associé à un adaptateur d’au moins 35 W.

Deux capteurs de 48 mégapixels à l’arrière
La partie photo de l’iPhone Duo repose sur deux appareils principaux. Le premier est un capteur Fusion de 48 mégapixels associé à une optique équivalente à 26 mm ouvrant à ƒ/1,6. Il dispose d’une stabilisation optique par déplacement du capteur et produit par défaut des clichés de 24 mégapixels. Un zoom x2 (un crop dans le capteur avec au final 12 mégapixels), équivalent à un 52 mm, est également proposé directement à partir du capteur principal. Il n’y a en revanche pas de téléobjectif séparé.

Le second module est un ultra grand-angle Fusion de 48 mégapixels équivalent à 13 mm et ouvrant à ƒ/2,2. Il peut également être utilisé pour la macrophotographie. La vidéo peut atteindre la 4K Dolby Vision à 120 images par seconde avec le capteur principal. L’iPhone Duo conserve également le bouton Camera Control pour accéder rapidement aux fonctions photo et vidéo.

Le format pliable permet par ailleurs d’utiliser les appareils photo arrière pour réaliser des autoportraits tout en utilisant l’écran extérieur comme moniteur de contrôle. La fonction Duo Preview peut afficher le cadrage sur cette même dalle lorsque l’on photographie une autre personne.
L’écran extérieur possède également sa propre caméra de 12 mégapixels avec Center Stage, capable d’enregistrer jusqu’en 4K Dolby Vision à 60 images par seconde. La caméra FaceTime placée sous l’écran intérieur enregistre pour sa part jusqu’en 1080p à 60 images par seconde.

iOS s’adapte au grand écran
L’arrivée d’une dalle de 7,6 pouces entraîne surtout une modification importante de l’utilisation d’iOS. L’iPhone Duo sera commercialisé avec iOS 27.1, dont l’interface s’adapte automatiquement selon que l’appareil est ouvert, fermé ou partiellement replié. Lors du passage de l’écran extérieur à la dalle intérieure, l’application en cours reste affichée et s’adapte à la nouvelle surface disponible.

Le grand écran permet surtout de faire fonctionner deux applications côte à côte. Deux fenêtres d’une même application peuvent également être ouvertes simultanément et certaines associations d’apps peuvent être enregistrées pour être relancées rapidement.

Apple a aussi déplacé certains éléments de l’interface. Lorsque l’iPhone Duo est ouvert, les principales commandes sont regroupées sur la partie droite de l’écran et le Dock prend place sur le côté. Deux pages d’accueil peuvent être affichées simultanément, avec notamment les widgets de la vue Aujourd’hui sur la partie gauche.

La Dynamic Island adopte également une présentation verticale sur le côté de l’écran afin d’afficher les activités en direct et les notifications.

Un iPhone qui peut aussi rester à moitié ouvert
La charnière permet de maintenir l’iPhone Duo dans différentes positions sans nécessairement l’ouvrir complètement. Posé sur une table au format “tente”, il peut par exemple afficher le mode En veille et servir de réveil. L’appareil peut également être placé à moitié ouvert avec une partie utilisée comme écran et l’autre comme support.

iOS adapte alors automatiquement le contenu à la position de l’appareil, aussi bien en orientation portrait que paysage. Sur certaines applications, la partie supérieure peut par exemple afficher une vidéo tandis que la zone inférieure accueille les commandes ou un autre contenu.

L’iPhone Duo est également équipé de haut-parleurs situés en haut et en bas du châssis et compatibles avec l’audio spatial.  Plusieurs applications tierces ont déjà été adaptées à ce nouvel affichage, notamment Slack, Zoom ou encore Netflix. Cette dernière peut par exemple afficher son interface de navigation sur l’écran extérieur avant de basculer automatiquement la vidéo sur les 7,6 pouces de la dalle intérieure lorsque l’utilisateur ouvre l’iPhone Duo.

L’Apple Pencil également compatible
Autre nouveauté liée au grand écran, l’iPhone Duo deviendra le premier iPhone compatible avec l’Apple Pencil. La compatibilité avec l’Apple Pencil USB-C doit être activée plus tard dans l’année et concernera aussi bien la dalle extérieure que l’écran intérieur. Le stylet pourra notamment servir à écrire des notes, dessiner, annoter des documents ouo faire de la retouche photo.

Siri AI présent, mais pas immédiatement en Europe
L’iPhone Duo est compatible avec Siri AI et les différentes fonctions associées à Apple Intelligence. L’assistant peut notamment exploiter certaines informations contenues dans les messages, les e-mails ou les photos et interagir avec les éléments présents à l’écran. Apple Intelligence comprend également différents outils de retouche et de génération d’images, ainsi que des fonctions intégrées à Safari. Ces nouveautés ne seront toutefois pas toutes disponibles dans l’Union européenne au lancement de l’iPhone Duo.

Quatre capacités jusqu’à 2 To
Quatre capacités de stockage seront disponibles : 256 Go à 2 339 euros, 512 Go à 2 589 euros, 1 To à 3 089 euros et 2 To à 3 839 euros. Deux finitions seront proposées au lancement, Blanc stellaire et Ciel nocturne.

L’iPhone Duo sera proposé en France à partir du 23 octobre 2026, avec une ouverture des précommandes le 16 octobre à 14 heures.

Apple accompagnera également son premier iPhone pliable de plusieurs accessoires spécifiques, parmi lesquels un étui iPhone Duo Folio pouvant faire office de support et une coque composée de deux parties destinées à protéger chacune des moitiés de l’appareil.